top of page

Graine de communauté (Lc 1, 39-45)

  • Photo du rédacteur: Isabelle Halleux
    Isabelle Halleux
  • 20 déc. 2024
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 22 déc. 2024

Lectures du jour (31/12/24) : (So 3, 14-18) - Ps 32 - (Lc 1, 39-45)


Graine de communauté
Graine prête à la dissémination - IHA, 2021

Nous connaissons bien ce magnifique texte de la visitation que nous donne Luc dans son Evangile.


Marie vient à Elisabeth, pour partager avec elle cette situation unique qu’elle vit : une maternité en réponse à Dieu. Jésus est là, dans le sein de sa mère. Jean est là aussi, dans le sein de la sienne. Elisabeth accueille sa cousine.


Les deux femmes se saluent, se bénissent et il s’ensuit des explosions de joie ! La joie de Jean qui tressaille d’allégresse, la joie des deux femmes qui portent ces vies nouvelles qui changeront l’existence de tous ceux qui les suivront. Elles exultent. Elles rendent grâce à Dieu. L’Esprit est présent.


Marie va rester environ 3 mois avec Elisabeth. Trois mois pendant lesquels elles vont vivre ensemble. Sans doute vont-elles partager les tâches ménagères, s’échanger des bonnes recettes, se promener un peu dans la montagne, au soleil, imaginer comment vont être leurs bébés. Elles vont papoter, rire, apprendre l’une de l’autre, échanger, se soutenir mutuellement. La relation qui s’établira entre elles, ne sera plus seulement basée sur leur parenté ou leur travail ou sur leurs discussions à-tout-va; elles vont partager plus que « leur extériorité » : elles vont partager « leur intériorité ». Dire leurs questions, leurs doutes. Dire leur foi, la reconnaître, la voir et la faire grandir, ensemble.


Nous pouvons comprendre ce texte de la visitation comme l’avènement précoce d’une petite communauté en Jésus qui commence bien avant sa naissance... C’est comme une petite graine de communauté « qui réconforte, c’est-à-dire qui conforte, qui rend la force, la solidité, la stabilité intérieure » [1], qui se base sur la confiance et qui s’élargira, petit à petit. La relation à l’autre s’affermit, affermit, avec la force de l’Esprit. Quand le lien qui unit est, comme ici, « la foi », la relation de chacune à Dieu est enrichie par l’écoute bienveillante, le partage et l’engagement. Ainsi va la communauté !


Nous voilà aujourd’hui, en communauté justement, dans l’attente, l’impatience de la célébration de la venue de Jésus. Comme Marie, comme Elisabeth, chacun, chacune est invité.e à se rejoindre dans la foi.


« Réjouis-toi, de tout ton cœur bondis de joie fille de Jérusalem ! Le roi d’Israël, le Seigneur, est en toi. » [2]


 « Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu, heureuse la nation qu’il s’est choisie pour domaine. » [3] 


Chacun, chacune est bienvenu.e en ces derniers jours de l'Avent. Vivons ces jours - et tous ceux qui suivent - en communauté vraie en Jésus.


 

[1] Anselm Grün, 1999 : « La consolation, le réconfort » dans « Petite méditation sur les fêtes de Noël », Albin Michel, 238p.

[2] So 3, 14-18a

[3] Ps 32, 12

Comments


NB : Mes réflexions n'engagent que moi. Libre à vous de partager si vous estimez qu'elles le méritent...

bottom of page