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Suffit-il d'oser toucher son manteau ? (Mc 5, 21-43)

  • Photo du rédacteur: Isabelle Halleux
    Isabelle Halleux
  • 31 janv. 2023
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 1 févr. 2024


Monreale
Mosaïque de la basilique de Monreale, Palermne

Une femme perdant son sang depuis une éternité ose toucher le manteau du Christ et peut retrouver sa dignité ; une jeune fille endormie, ou morte, à qui le Christ dit : « Lève-toi », éveille-toi à la vie ! S’éveiller, s’en sortir, re-naître à la vie pleine par la foi… Pas évident !


Depuis que sa femme est décédée, Thomas n'a plus envie de se lever pour aller au travail, encore moins pour rencontrer ses amis - leurs amis. Il s'isole, se met à boire. En cure à l'hôpital, il rencontre une dame qui rallume un peu de vie en lui. Ils décident de vivre ensemble, mais c’est un échec. Son désespoir est au comble. Un soir, c'en est trop. Il se suicide. Qu'est-ce qui fait qu’on s’accroche à la vie ?


Clémence est magnifique. Elle croque la vie à pleines dents. Elle est enceinte d'un deuxième enfant. Son mari, sportif, en forme, à qui tout sourit, décède soudainement. Elle culpabilise. Elle doit survivre : elle n’a pas le choix... Qu'est-ce qui permet de dépasser l'épreuve ?


Jonas est un tout jeune adolescent oppressé par l'impossibilité de dialoguer avec son père, remarié, froid, distant. Le gamin n’en dort plus, ne mange plus, est en décrochage scolaire. Sa mère, anéantie, interroge : comment donner l'envie de vivre ?


Audrey n'est pas heureuse. Au bout du rouleau, elle accepte de se faire aider. Il en résulte des gros chamboulements dans sa tête, des reproches dits à sa famille pour le passé, le présent et même pour l’à venir. La relation s’étiole. Qu'est-ce qui permet de se construire, de se re-construire ? De trouver la paix ?


C'est de cela que nous parle l'évangile du jour : de ce qui donne la vie quand la vie s'en va. Suffit-il d'oser toucher le manteau de Jésus ? De lui demander de guérir ?


Patricia porte les séquelles physiques et psychologiques d’un accident grave. Elle n'a plus de répit. Elle se laisse aller. La Covid, l'ECMO, la mort annoncée. Elle s'en sort « miraculeusement » et est plus forte qu'avant. Elle témoigne de la prière qu'elle adressait dans les rares moments de lucidité de son coma artificiel, à l'ange qu'elle a peint à l'atelier d'icône, .


Suffit-il de prier ? Suffit-il d’un acte de foi ?


Nous savons que la confiance, la foi, la fraternité sont une « bonne proposition de vie ». Nous savons que le Christ nous donne à vivre et qu’il nous « sauve », quelle que soit notre condition, quelles que soient nos faiblesses et nos forces. Mais il en faut peut-être un peu plus, individuellement, communautairement. Être partenaire actif de ce projet de Dieu ?


Alors je nous invite à réinterroger en silence nos rencontres, notre propre vie, comme celles dont j'ai témoigné ci-dessus :

Comment sommes-nous attentifs à nos frères et sœurs en difficulté de vivre ? Comment leur proposons-nous de rester éveillés, vivants en Christ ? « Courons-nous avec endurance les épreuves » - nos épreuves personnelles, et celles qui nous sont proposées à travers eux, « les yeux fixés sur Jésus, qui est à l’origine et au terme de la foi.[1] » comme le dit Saint Paul ?

[1] He 12, 1-2

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NB : Mes réflexions n'engagent que moi. Libre à vous de partager si vous estimez qu'elles le méritent...

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